Les secrets mystiques de la sodomie
En vingt ans, la sodomie s'est banalisée dans les couples hétérosexuels, au point qu'un homme qui ne la pratique pas passerait pour moins viril. Pourtant, presque toutes les traditions spirituelles l'interdisent. Voici pourquoi, du point de vue énergétique. Je parle ici des couples hétérosexuels.
Une pratique banalisée par la pornographie
Pendant longtemps, la sodomie était un sujet tabou dans les couples hétérosexuels. Avec la pornographie gratuite et illimitée, elle est devenue une norme : une femme qui ne la pratique pas serait prude, un homme qui ne la demande pas ne serait pas un vrai homme.
Beaucoup d'hommes ont fait leur éducation sexuelle devant ces vidéos. Ce qu'ils y voient n'a rien d'un film : il n'y a ni scénario ni jeu d'acteur, et la douleur y est souvent masquée.
Ta partenaire le veut-elle vraiment ?
Rares sont les femmes qui demandent spontanément la sodomie. Quand elles l'acceptent, c'est souvent sous une pression : une pression culturelle ou religieuse à rester vierge, le refus d'un rapport pendant leurs règles, ou la peur que leur partenaire aille voir ailleurs s'il insiste.
Pose-toi la question honnêtement : as-tu envie de faire l'amour avec une femme qui se sent obligée ? Et qu'est-ce que cela dit de toi ?
La douleur n'est jamais anodine
Quand on a mal pendant un rapport, le premier réflexe est de dire stop. Si on ne le dit pas, c'est souvent qu'un phénomène de dissociation se produit : l'âme sort du corps pour ne plus sentir la douleur. Cela crée un traumatisme, une fragmentation de l'âme.
Pour donner un sens à cette souffrance, la personne finit par associer l'amour à la douleur. Elle répète ce schéma dans toute sa vie, et il se transmet d'une génération à l'autre. À partir du moment où quelqu'un a mal pendant un rapport, il y a violence.
Le chakra racine
La pénétration anale touche le chakra racine. C'est le centre de la sécurité, de l'ancrage dans le corps, des limites entre soi et les autres, du respect de soi. C'est aussi le centre de la charge transgénérationnelle que chacun porte.
Un rapport sexuel est toujours un échange d'énergie. En touchant ce centre chez ta partenaire, tu peux absorber une part de sa charge transgénérationnelle, et créer des blocages dans ta propre vie.
Humiliation et dégradation
Il faut appeler les choses par leur nom. On parle d'un orifice d'évacuation, et d'une position, le plus souvent par derrière, qui vise à soumettre plutôt qu'à relier. Ce n'est pas une position de connexion d'âme à âme ni d'élévation spirituelle. Si tu es honnête, tu reconnaîtras peut-être que des parts de toi presque animales remontent à ce moment-là.
Aux hommes africains et afrodescendants : les stéréotypes de la pornographie qui vous réduisent à une puissance animale sont profondément déshumanisants. Il n'y a là aucune fierté à tirer.
L'orgasme démultiplie ce que tu y mets
L'orgasme est un démultiplicateur d'énergie. Si tu y mets du plaisir partagé, tu crées plus de plaisir dans ta vie. Si tu y mets de l'humiliation et de la honte, tu crées plus de situations d'humiliation et de honte.
Ce qui change tout : la conscience
Certaines femmes initiées utilisent cette pratique comme un outil de guérison, pour libérer leur rapport à la souffrance. Dans ce cadre conscient, il n'y a rien à craindre. Mais ce n'est pas le cas de la grande majorité des rapports.
On n'est pas venu sur terre pour souffrir. J'espère que ta sexualité sera un lieu d'amour, de connexion, de respect, de curiosité, de joie et d'humour.
Si tu es un survivant d'abus sexuel, je pense fort à toi. N'hésite pas à entamer une démarche thérapeutique pour sortir de ces schémas.
Questions fréquentes
La sodomie est-elle toujours négative ? Non, si elle est désirée, sans douleur et pratiquée en pleine conscience. C'est rarement le cas.
Et si ma partenaire me la demande ? Interroge-toi ensemble sur ce qui la motive, sans jugement.
J'ai déjà pratiqué sans conscience, que faire ? Le nettoyage des énergies sexuelles aide à libérer ce que tu as pu absorber.

Clarisse Libene est coach de vie depuis 2010, médium, énergéticienne et enseignante spirituelle. Descendante de trois familles de guérisseurs du Sénégal, du Mali et du Congo, elle a fondé depuis 2010 de nombreuses plateformes et écrit plusieurs livres autour du bien-être, de la sexualité et de l'énergie.